Conformément au vote du règlement intérieur par les élus lors du Conseil municipal du 23 septembre 2020, un espace de libre expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité est prévu sur le Site Internet de notre collectivité. Voici les Tribunes parues dans le dernier magazine « Balaruc, le mag ».
Tribune de la majorité municipale / Balaruc, le mag n° 95
Une fois n’est pas coutume, nous commencerons cette tribune par un coup de gueule !
Le 16 septembre dernier, lors du Conseil Municipal, la majorité municipale a présenté une délibération pour soutenir la demande du statut de Maire Honoraire pour Gérard CANOVAS, Maire de Balaruc les Bains pendant 18 ans et trois mandats, de 2008 à 2026.
Et là, surprise, les sept élu-es de l’opposition, avec des arguments fallacieux et vides de sens, dans un grand sens du ridicule, ont voté d’une même voix contre cette délibération.
Nous ne sommes pas sans savoir que le rôle de l’opposition est important dans l’équilibre des institutions locales, dans un exercice de contre-pouvoir indispensable mais qui se doit d’être constructif et efficace.
Mais la frontière est étroite entre le travail d’opposition et la posture politique démagogique où la critique l’emporte toujours sur les notions d’intérêt général. Pour le coup, l’opposition a choisi en conscience de transformer notre conseil municipal en théâtre d’attaques personnelles, de calomnies et de mensonges au détriment de la vérité.
Voter contre le statut de Maire honoraire de Gérard CANOVAS, c’est balayer d’un revers de main celui qui, grâce à sa gestion et à sa vision, a bâti avec sa majorité le nouvel établissement thermal qui est passé de 36 000 curistes à 51 000, de 198 emplois aux thermes à 397, de contrats précaires pour les salariés à des CDI, que le taux des impôts sur les résidences principales n’ont pas augmenté et que nous sommes devenus la 1ère station thermale de France. Les Balarucoi-ses jugeront ou plutôt ont déjà jugé lors des élections municipales !
Comme sur les rapports de la CRC sur la SPLETH et de la ville, le mensonge est plus aisé à manier que la vérité et nous vous renvoyons, afin d’en juger, à la lettre du Maire dont vous avez pu prendre connaissance !
Nous espérons toutefois, sans grand espoir, que l’opposition municipale se mobilisera dansles jours qui viennent sur deux sujets importants pour la vie de notre commune.
Loin des fantasmes et des délires sur les deux rapports de la CRC, qui soulignent la bonne santé financière des deux entités, la nouvelle purge annoncée par le Gouvernement sur les collectivités locales, avec plus de 7 milliards d’économie, risque d’asphyxier davantage notre commune, sur le fonctionnement comme sur les investissements. De même, les attaques sur le déremboursement des cures thermales ont déjà commencé dans les premiers échanges de la loi de finances de la protection sociale (PLFSS 2027) dans un exercice maintenant bien rodé. Deux dossiers qui demanderont sans nul doute la mobilisation de toutes et tous.
Pour notre part, six mois après notre élection, nos élus sont pleinement à l’œuvre dans leurs délégations. Nous avons pris nos responsabilités avec une exigence simple : être utiles aux habitants et fidèles aux engagements pris devant eux. Notre action s’inscrit dans le cadre du projet municipal, c’est lui seul qui oriente nos choix et structure nos priorités. Au quotidien, nous veillons à défendre des politiques publiques ambitieuses, solidaires et efficaces, tout en assurant une gestion rigoureuse de l’argent public. Parce qu’au final, loin de la démagogie, des mensonges grossiers ou des caricatures générés par IA, nous portons une vision fondée sur la justice sociale, la transition écologique et une démocratie locale renforcée.
Tribune des élus de l'opposition municipale / Balaruc, le mag n° 95
Chambre régionale des comptes : regardons les faits
Dans sa « Lettre du Maire », Christophe Rioust met en avant une dette qui baisse et des finances saines. C'est exact, et les deux rapports le confirment. Mais une question reste posée : pourquoi la Chambre formule-t-elle quand même des recommandations ?
La Chambre relève plusieurs recrutements de proches d'élus, d'administrateurs ou de dirigeants à la SPLETH, sans qu'aucune procédure de prévention des conflits d'intérêts n'ait été appliquée. Elle relève aussi une gouvernance à clarifier : le directeur général a été nommé, et sa rémunération fixée, sans délibération du conseil d'administration ; sa rémunération, la plus élevée de la société, a encore progressé de 15,7 % en une seule année. Des engagements ont dépassé les autorisations données, pour plus de 2,5 M€ HT. Entre 2022 et 2024, 45 000 € de primes d'objectifs ont été versés, alors que les résultats n'en justifiaient que 10 000 €. Sur l'activité cosmétique, le déficit que la SPLETH annonce elle-même (1,6 M€ sur 2019-2024) est recalculé par la Chambre à environ 2 M€ : même ses propres pertes sont sous-évaluées.
Sur la transparence, le Maire annonce des rapports détaillés par activité « à partir de 2027 ». Ce qui revient à confirmer que ce n'est pas encore le cas aujourd'hui. Et ce n'est pas la première fois : un contrôle de la Chambre en 2018 relevait déjà un défaut d'information de l'assemblée délibérante sur les retombées financières des Thermes.
Et la Ville, dans tout ça ?
La Chambre relève que Balaruc figure parmi les stations « à rayonnement national... et faiblement diversifiées ». La dépendance de la Ville aux Thermes a doublé en cinq ans, passant de 22 % à 43 % des recettes de gestion consolidées. Or la SPLETH tire elle-même plus de 90 % de son chiffre d'affaires des cures remboursées par l'Assurance maladie : la Chambre y voit un facteur de vulnérabilité en cas de remise en cause des taux de remboursement.
La dette baisse, c'est vrai. Mais le coussin de sécurité du budget thermal, lui, s'effondre : ses réserves sont passées de 6,38 M€ en 2022 à 1,25 M€ en 2025, et sa trésorerie est devenue négative fin 2025. La Chambre réclame un plan pluriannuel d'investissement et de financement pour sécuriser les travaux à venir, comme la réhabilitation d'O'Balia. La Ville répond en avoir déjà. La Chambre maintient sa recommandation.
Curistes, salariés près de 2 000 emplois directs et indirects et Balarucois : tous ont intérêt à ce que cette dépendance soit anticipée, pas juste défendue. Quel scénario en cas de baisse du remboursement des cures ? Quand verra-t-on ce plan pluriannuel ? Quelle diversification économique, au-delà des Thermes ?
Les Thermes sont le poumon économique de Balaruc, et notre patrimoine commun. C'est justement pour cela que leur gestion doit être exemplaire et transparente pas seulement à partir de 2027.
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